Il fut un temps où Google déclarait haut et fort qu’il n’était en rien un concurrent direct à Microsoft sur le marché des suites bureautiques. Pourtant, dernièrement, Google a présenté Google Docs comme étant l’alternative parfaite à Microsoft Office. Mieux, elle est plus que cela, plus qu’une alternative, une solution de remplacement (selon Google). Google Docs est présenté comme " étant plus simple, moins cher et offrant un gain de productivité important pour les employés".
Google prends le parti de se vendre comme une mise à jour à Microsoft Office. C’est à dire ? tout simplement partir du principe que bon nombre d’utilisateurs possèdent déjà une version d’Office 2007 ou 2003 (piratée ou non d’ailleurs). Alors plutôt que d’encourager la mise à la poubelle pure et simple des produits actuels, Google rappelle à tous ces utilisateurs que tôt ou tard il devront mettre à jour leur versions d’Office et que c’est là que leur meilleur choix serait Google Docs plutôt que de continuer avec Office.
Google semble donc vouloir démontrer que le passage d’un Micorsoft Office vers un Google Docs peut se faire sans soucis pour un utilisateur, Google souhaite convaincre les décideurs avec un comparatif coût / mise en place. Au vu du document, il est mis clairement en avant qu’une mise en place Google Docs est moins onéreuse et plus rapide qu’une mise en place Microsoft Office.

Google a bien compris que l’utilisation de la suite de Redmond est bien souvent limitée à un travail quotidien et qu’elle n’est jamais totalement exploitée. L’exemple le plus criant étant Excel qui est rarement poussé dans ses retranchements. Google ne semble donc pas attaquable sur ce point là puisqu’il ne s’adresse pas obligatoirement à ce public.
Le gros point négatif, dont Google ne parle pas d’ailleurs, est la confidentialité des informations. Effectivement, la décentralisation de ses données internes, bien souvent très confidentielles, auprès d’une société leader dans l’échange d’informations est un facteur à prendre en compte. On a pu voir que la sécurité autour des applications Google est perfectible, non pas à cause de Google mais du fait que ce sont des applications accessibles à partir de n’importe quel poste dans le monde. L’affaire Twitter avait mis en avant ce genre de situation : un cracker avait réussi à rentrer sur l’administration de Twitter en passant par la messagerie Gmail d’un dirigeant de Twitter … Alors on peut rester sceptique sur la capacité d’un(e) employé(e), dont le métier n’est pas l’informatique, à sécuriser ses accès à votre suite bureautique !














